mercredi 9 mai 2012


MALI - 
Article publié le : mercredi 09 mai 2012 - Dernière modification le : mercredi 09 mai 2012

Au Mali, les islamistes d'Ansar Dine font une entrée en force dans Gao

Un membre d'Ansar Dine près de Tombouctou, le 24 avril 2012.
Un membre d'Ansar Dine près de Tombouctou, le 24 avril 2012.
AFP PHOTO / ROMARIC OLLO HIEN

Par RFI
Au Mali, les forces islamistes d'Ansar Dine ont pris position dans Gao, situé sur le fleuve Niger, à l'est du pays, ce mercredi 9 mai 2012. Elles sont arrivées en force, avec à leur tête leur leader Iyad Ag Ghali. Venu pour rencontrer les religieux et la société civile, le groupe islamiste a apparemment décidé de prendre position dans la ville.

Iyad Ag Ghali a fait une entrée remarquée dans Gao : un important cortège d'une vingtaine de 4X4 militaires est arrivé dans la ville, en fin de matinée. Le chef des forces islamistes d'Ansar Dine s'est présenté dans une tenue traditionnelle blanche.
« C'est une visite de travail, de consultation avec les différentes composantes de la communauté », nous a expliqué l'un des porte-parole du groupe islamiste, ajoutant : « Gao est une grande ville, nous sommes aussi venus sécuriser les gens et leurs biens. Nous, quand on entre dans un lieu, on y reste ».
Dans la continuité des rencontres de Gao à la fin avril et de Kidal la semaine passée, Iyad Ag Ghali devraient rencontrer les chefs religieux, les imans, les marabouts de la ville et des personnalités politiques. Mais cette fois, son groupe à l'air de chercher à s'installer plus durablement dans la ville.
Toute la journée, des combattants ont multiplié les rondes, ce que confirment des habitants. « lls sont très bien armés, il y a au moins quatre à cinq hommes sur chaque pick-up. Ansar Dine se fait voir de la plus forte des manières », nous expliquait un commerçant.
Iyad Ag Ghali doit également rencontrer les membres du MNLA, le Mouvement national pour la libération de l'Azawad, présents dans la ville. Après l'échec des dernières négociations, le groupe islamiste se place en position de force : « C'est à eux de nous rejoindre, le contraire n'est pas possible », nous a déclaré un porte-parole.

Aucun commentaire: